De la musique avant toute chose !

J’ai mal, la nuque, les épaules, les reins et puis l’enfer des fesses et des cuisses. Il faut résister à la brûlure… Si je souffre tant, il n’est pas possible que les autres tiennent le coup…
Jacques Anquetil

Pour moi, cela a toujours été Anquetil !
C’était une époque où les coureurs cyclistes portaient fièrement des casquettes, et moi, comme tous les gamins de mon âge, je rêvais d’en attraper une lors du passage de la caravane du Tour de France. Mon héros absolu était Jacques Anquetil. Chez le marchand de journaux, je regardais avec admiration la photo de « Maître Jacques » en couverture du « Miroir du Cyclisme ». C’était le mois de juillet, la chaleur était accablante, mais cela n’avait aucune importance car nous étions tellement heureux. Bien plus tard, avec mon beau vélo de course rouge, j’ai gravi plusieurs fois le col du Tourmalet. La première fois que j’ai affronté ce col difficile, mes pensées étaient entièrement tournées vers Jacques Anquetil. « L’ombre frissonnante que j’ai aperçue ce matin dans la montée, était-ce Jacques Anquetil ? »***
Aujourd’hui, mes jambes semblent refuser d’obéir, elles ne répondent plus comme avant aux commandes de mon corps à cause de Parkinson. Cependant, ces souvenirs précieux restent gravés dans ma mémoire. Mon amour pour le vélo et pour les coureurs cyclistes demeure intact, malgré les années. Ces souvenirs sont une source de réconfort et de joie. Ils sont le témoignage d’une époque révolue mais profondément gravée dans mon cœur. Pour moi, cela a toujours été Anquetil.

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Surnommé « Maître Jacques », il est le premier coureur de l’histoire à remporter cinq fois le Tour de France et compte également deux victoires sur le Tour d’Italie et une victoire sur le Tour d’Espagne, ce qui en fait le premier cycliste à remporter les trois grands tours. Il détient aussi le record du nombre de podiums dans les trois grands tours, avec treize podiums. Formidable rouleur, il bat le record de l’heure de Fausto Coppi en 1956 et compte neuf victoires en autant de participations au Grand Prix des Nations, une épreuve individuelle chronométrée qu’il affectionne particulièrement. Parmi ses succès les plus notables, il compte cinq victoires sur Paris-Nice et le doublé Dauphiné libéré-Bordeaux-Paris en 1965, en ayant pris le départ de la deuxième épreuve seulement huit heures après l’arrivée de la première. Sa carrière a été marquée par sa rivalité avec Raymond Poulidor, qui atteint son paroxysme, lors du Tour de France 1964, avec l’épisode mythique de l’ascension du puy de Dôme. Ce jour-là, Jacques Anquetil a dit : « Si Poulidor m’avait pris le Maillot, je rentrais à la maison ce soir !».
Contenu soumis à la licence CC-BY-SA 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/deed.fr) Source : Article Jacques Anquetil de Wikipédia en français (https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Anquetil).




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