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Parkinson, c’est comme La Dibona… ou presque


Lundi 26 août 2024, 7 heures du matin, la nuit a été longue. Cette fichue maladie de Parkinson m’empêche parfois de trouver le sommeil. Une nouvelle journée commence, je vais devoir la grimper pas à pas, en prenant garde de ne pas chuter. Hier en fin d’après-midi, ma sœur m’a appelé au téléphone et j’avais du mal à articuler, c’est comme si ma mâchoire se paralysait. Et dire qu’en juin 1967, en compagnie d’Yves Boucher, guide de haute montagne, j’ai grimpé avec lui mon tout premier sommet.
La Dibona*.
(*Sa facilité d’accès et la qualité exceptionnelle de son granite ont conduit les grimpeurs à y tracer de nombreux itinéraires qui sont parmi les plus populaires du massif des Écrins. Wikipedia)
*c’est la montée jusqu’au pied de la Dibona qui est accessible, même si la grimpée est pentue, elle ne nécessite pas de précaution particulière. (Cordes etc…)
Nous partons la veille en approche vers le refuge du Soreiller pour y passer la nuit. Cette nuit-là, je n’ai pas beaucoup dormi non plus. Le lendemain, nous partons avant le lever du jour chaussés de crampons. Nous partons tôt avant que la neige ne commence à fondre pour limiter les risques d’avalanche. La progression est lente, chaque pas compte et doit être assuré. La Dibona est mon premier sommet.
Le jour se lève doucement sur le massif des Écrins avec un ciel magnifique de couleur rose. Il fait un peu frisquet et malgré tout, je commence à transpirer.
Après une assez lente progression dans la neige, nous arrivons enfin au pied de l’aiguille. Encordés et assurés par mon guide, nous commençons l’ascension par la voie normale qui me semble vertigineuse. Pour être honnête, certains passages délicats sont facilité grâce au soutien d‘Yves. Je ne me souviens plus à quelle heure nous avons atteint le sommet.
La montagne nous apprend souvent des leçons de patience, de persévérance et de dépassement de soi. Chaque pas, chaque effort pour atteindre le sommet est un défi immense, comme lors de mon ascension de la Dibona, chaque petit progrès compte et chaque jour de lutte est une petite victoire.
L’immense joie d’être au sommet à l’époque m’aide encore aujourd’hui à trouver un peu de courage pour lutter contre la maladie de Parkinson et croyez-moi ça c’est un sacré sommet !



+ d’Info : L’aiguille Dibona est une aiguille culminant à 3 131 m d’altitude dans le massif des Écrins, au cœur du massif du Soreiller, très appréciée par les grimpeurs. Sa forme caractéristique, sa facilité d’accès et la qualité exceptionnelle de son granite ont conduit les grimpeurs à y tracer de nombreux itinéraires qui sont parmi les plus populaires du massif des Écrins. Historiquement appelée Pain de Sucre du Soreiller, elle doit son nom actuel à Angelo Dibona, son premier ascensionniste, le 27 juin 1913 avec Guido Mayer.
Contenu soumis à la licence CC-BY-SA 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/deed.fr) Source : Article Aiguille Dibona de Wikipédia en français (https://fr.wikipedia.org/wiki/Aiguille_Dibona).

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