Sur PC, appuyez sur la touche F11 de votre clavier pour voir le blog en plein écran – Temps de lecture 8 minutes
De la musique avant toute chose !
illustration à partir de l’une de mes photosavec Cléo mon petit cairn terrier
L’Observatoire de radioastronomie de Nançay
Lors d’une porte ouverte, il y a des années, à l’Observatoire de Nançay, j’ai eu la chance de me balader au milieu de ces immenses antennes, appareil photo en bandoulière. Le site est vaste, j’en ai gardé un excellent souvenir, comme lors de la Nuit des étoiles, lorsque le ciel se transforme en spectacle magique.
Petit détail qui a rendu la visite encore plus amusante : mon petit Cairn terrier m’a suivi pas à pas, curieux, flairant tous les recoins du site.
Impossible de parler de Nançay sans rappeler un peu de son histoire prestigieuse : le radiotélescope, symbole du rayonnement scientifique français, a été inauguré par le Général de Gaulle le 15 mai 1965, Aujourd’hui, ces antennes géantes continuent d’écouter le ciel, recueillant le murmure des étoiles, le chant des galaxies lointaines et le fracas des éruptions solaires .
Traitée façon aquarelle, cette ancienne série de mes photos permet d’illustrer ce long article (incomplet) sur un univers qui me passionne. Bon voyage intersidéral !
Jeff
Les illustrations ci-dessous sont réalisées avec mes photos
Épisode 1
RADIOTÉLESCOPE DÉCIMÉTRIQUE
Mini fiche technique
Nom : Grand Radiotélescope de Nançay
Lieu : Nançay (Cher, France)
Type : Radiotélescope décimétrique (ondes radio)
Date de mise en service : inauguré le 14 mai 1965 (observations scientifiques commencées peu après) Wikipedia+1
Surface collectrice : environ 7 000–8 000 m², équivalente à une antenne de ~94 m de diamètre observatoiredeparis.psl.eu
Fréquences observées : centimétriques (ondes de ~9 à ~27 cm associées notamment à l’hydrogène neutre) Wikipédia
Particularité : design de type Kraus, avec un miroir plan mobile qui dirige les ondes vers un grand miroir sphérique fixe observatoiredeparis.psl.eu
Utilisation scientifique : étude des pulsars, des galaxies, du gaz interstellaire, des comètes, etc.
Le Grand Radiotélescope de Nançay est un instrument scientifique situé dans le département du Cher, en France. Il sert à observer l’Univers grâce aux ondes radio émises par différents objets célestes, comme les pulsars ou les galaxies. Contrairement aux télescopes optiques, il ne capte pas la lumière visible, ce qui lui permet d’étudier des phénomènes invisibles à l’œil nu.
Son fonctionnement est relativement simple : de grandes surfaces métalliques captent les ondes radio venant de l’espace et les renvoient vers une antenne réceptrice. Ces signaux sont ensuite transformés en données par des ordinateurs, ce qui permet aux scientifiques de les analyser. Grâce à sa grande taille et à sa précision, le radiotélescope de Nançay joue un rôle important dans la recherche astronomique française et internationale.
Par jeff/compilation d’infos glanées sur la toile – ORN Observatoire de Nançay.– Wikipediaet ChatGPT pour la mise en forme de la partie technique
Le premier réflecteur
Le premier réflecteur plan du radiotélescope est composé de 10 panneaux indépendants, chacun mesurant 20 mètres de large sur 40 mètres de haut. Chaque panneau pèse environ 40 tonnes, tandis que la structure qui les supporte atteint 250 tonnes.
Ces miroirs sont orientés vers le sud et peuvent être déplacés grâce à des moteurs électriques, avec une précision incroyable
Le second réflecteur
Le second miroir du radiotélescope est immense et complètement fixe, avec une largeur de 300 mètres. Sa forme est si précise qu’elle ne s’écarte jamais de plus de 5 millimètres de celle d’une sphère parfaite ayant un rayon de 560 mètres.
Le premier miroir plan éclaire une bande de 200 mètres sur ce miroir fixe, qui peut glisser légèrement pendant l’observation pour suivre un objet dans le ciel pendant environ une heure.
La structure qui soutient le miroir fixe pèse près de 750 tonnes et a pour mission de concentrer les ondes radio, un peu comme un immense collecteur qui dirige les signaux vers les détecteurs du radiotélescope.
Par jeff/compilation d’infos glanées sur la toile – ORN Observatoire de Nançay.– Wikipediaet ChatGPT pour la mise en forme de la partie technique
Le chariot focal et ses antennes
Les antennes du radiotélescope, qui captent les ondes venant de l’espace, doivent être positionnées avec une précision de quelques millimètres pour suivre correctement la source observée.
Pour y parvenir, elles sont montées sur un chariot qui se déplace le long d’une voie ferrée de 80 mètres. Cette voie n’est pas droite : elle est courbée pour épouser la forme de la surface focale, là où se forme l’image des étoiles et des galaxies.
Le chariot comporte également un ascenseur vertical permettant un déplacement d’environ 1 mètre, sur lequel les antennes sont fixées. Tous ces mouvements sont hydrauliques et contrôlés par des ordinateurs, situés dans un laboratoire proche mais désormais placé à l’écart, pour garantir sécurité et précision.
En 1960, sous l’impulsion d’André Danjon, directeur de l’astronomie en France et de Jean-François Denisse, il est décidé de construire un radiotélescope décimétrique à Nançay. La construction en est confiée à la Compagnie Française d’Entreprises (C.F.E.) et à son directeur industriel Jean Roret. Ce radiotélescope a été inauguré le 15 mai 1965 par Charles de Gaulle, président de la République et Christian Fouchet, ministre de l’Éducation nationale.
Le radiotélescope de Nançay… en bref, pour les mômes et aussi pour les grands !
✨ Chut… Écoutez ! À Nançay, le grand radiotélescope tend son oreille géante vers le ciel. Les étoiles y racontent leurs secrets, et toi, petit curieux, tu peux les entendre aussi. Prêt pour une aventure cosmique ?
🌟 Le radiotélescope de Nançay 🌟 Écouter les étoiles autrement
👂 Une oreille géante Le radiotélescope est comme une immense oreille. Il capte les messages invisibles venus des étoiles et des galaxies.
🪞 Des miroirs très spéciaux Un miroir mobile suit les étoiles, comme une lampe de poche qui accompagne un animal qui court. Un miroir géant, long comme plusieurs terrains de foot, rassemble les signaux.
📡 Des antennes précises Elles glissent doucement pour suivre le ciel, guidées par des ordinateurs très précis.
🌬️ Bien protégé Quand le vent souffle fort, les miroirs se couchent pour rester en sécurité.
✨ Une oreille unique Le radiotélescope de Nançay est l’une des plus grandes oreilles d’Europe pour écouter les secrets de l’Univers.
Épisode 2
Le radiohéliographe de Nançay
À Nançay, les scientifiques observent le Soleil d’une manière très particulière : ils l’écoutent.
Pour cela, ils utilisent le radiohéliographe, un immense instrument composé de 47 antennes paraboliques. Ces antennes sont disposées en forme de grand “T”, sur plusieurs kilomètres : – 2,4 km du nord au sud, – 3,2 km d’est en ouest.
Chaque antenne peut bouger toute seule pour suivre le Soleil pendant environ 7 heures, du lever jusqu’à sa course dans le ciel.
Ensemble, ces antennes forment un interféromètre, un outil très précis capable de capter les ondes radio émises par le Soleil, invisibles pour nos yeux mais riches en informations.
Grâce à ce dispositif, les chercheurs réalisent jusqu’à 200 images radio par seconde, ce qui leur permet d’observer les activités solaires presque en temps réel : éruptions, sursauts et mouvements à la surface de notre étoile.
Mis en service dès 1956, le radiohéliographe de Nançay continue aujourd’hui encore de nous aider à mieux comprendre le Soleil et son influence sur la Terre.
Quand un radar allemand devient outil pour écouter l’Univers
On l’ignore souvent, mais avant d’écouter les étoiles, Nançay a d’abord hérité d’oreilles… militaires.
Après la Seconde Guerre mondiale, la France récupère plusieurs équipements radar allemands laissés sur la côte atlantique, vestiges du Mur de l’Atlantique. Parmi eux, un modèle très avancé pour l’époque : le radar Würzburg, conçu par l’Allemagne nazie pour repérer les avions ennemis.
Deux de ces radars Würzburg seront installés à Nançay.
Yves Rocard, du radar à la science
Derrière cette reconversion étonnante se trouve un homme clé : Yves Rocard, physicien de renom… et père de Michel Rocard, futur Premier ministre.
Pendant la guerre, Yves Rocard travaille sur les technologies radar. Après 1945, plutôt que de laisser ces machines sombrer dans l’oubli, il a une intuition audacieuse : et si ces radars, faits pour surveiller le ciel, pouvaient servir à l’étudier ?
Les antennes Würzburg, robustes, précises et déjà capables de capter des ondes radio, deviennent alors de précieux outils pour les débuts de la radioastronomie française.
Répondre à annabellemrch Annuler la réponse.