illustration à partir de l’une de mes photosillustration à partir de l’une de mes photos
l’Envers du décor
Cintres et Guindes.
Les cintres se trouvent tout en haut de la cage de scène et juste en dessous du gril, là où passent les poulies. C’est dans cet espace, invisible pour le public, que l’on monte et descend verticalement les décors et les projecteurs. Plusieurs passerelles superposées appelées aussi services permettent aux cintriers de circuler et d’actionner la machinerie du théâtre.
Une guinde est un lien utilisé pour attacher entre eux les éléments d’un décor, ou pour les suspendre aux cintres. Le mot désigne aussi, plus largement, un système servant à soulever des charges. Au théâtre, on évite soigneusement le mot corde, considéré comme malchanceux. On lui préfère des termes comme guinde, fil ou bout. Cette superstition vient du monde maritime : autrefois, de nombreux marins travaillaient à terre sur les scènes, où leur force et leur habitude des manœuvres étaient précieuses. Sur un bateau, la seule corde porte un nom funeste… celle de la pendaison. Par respect et par tradition le mot a donc été banni des plateaux. Beaucoup de termes de machinerie théâtrale viennent ainsi de la marine. Le mot guinde aurait d’ailleurs pour origine le guindeau, un treuil utilisé à bord des navires.
Voici quelques-unes de mes rares photos de l’envers du décor, prises au début de ma retraite, alors que je travaillais pour l’une des entités du Théâtre d’Orléans. Elles témoignent de ce monde discret, technique et fascinant, sans lequel la magie de la scène ne pourrait exister.
Merci pour votre fidélité. Jeff
(documentation technique inspirée par Wikipedia) (merci à Bruno de m’avoir guidé dans ce vertigineux dédale)
illustration à partir de l’une de mes photos
l’Envers du décor
Cintres Guindes, Gril,etc…
Les illustrations ci-dessous sont réalisées avec mes photos
Sut le toit du théâtre d’OrléansChat en poche Pièce de théâtre de Georges Feydeau
Bonsoir Jeff. Avec cet article, tu nous fais pénétrer dans un univers que je connais très peu, un univers invisible au spectateur sur son siège, celui du théâtre, côté machinerie. Dédale d’installations, enchevêtrement de câbles. Le régisseur qui orchestre tout ça au millimètre. Certaines photos en vue plongeante donneraient presque le vertige quand, à l’inverse, d’autres photos font plutôt penser à un monde souterrain, genre salle des machines dans les entrailles d’un navire, alors que tout se passe en hauteur. Une autre me fait penser à un métier à tisser géant avec sa trame tendue par un système complexe de poulies. Novice dans ce domaine, je tente des rapprochements avec ce que je connais… Et pour ça, j’ai pas mal d’imagination, tu le sais… 😉 En tout cas, merci de nous avoir entrouvert la porte vers ce monde d’en-haut et tout ce qui se passe au-dessus des planches. Un sujet rare (et un univers dont je sais par d’autres articles que tu as publiés qu’il te touche personnellement), comme toujours traité avec beaucoup d’esthétisme. Très bonne soirée à toi 🙂
Merci chère Cécile merci pour ton commentaire super chouette, ton ressenti est parfaitement juste, merci également pour ta fidélité et tes encouragements ! Heureusement que tu es là. À bientôt, bises.
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